Survivre au Rollercoaster.
#81 : Comment gérer les bas de l'entrepreneuriat.
Salut, c'est Pierre ! :)
Nous sommes 17 553 dans la newsletter.
Merci à tous d’avoir embarqué dans mon aventure :).
Dans cette édition, je vous partage mes recherches et 4 actions à mettre en place pour mieux gérer les bas de l’entrepreneuriat.
PS : Vous pouvez générer 2 posts LinkedIn canons gratuitement avec Alchie. Plus de 180 entrepreneurs l’utilisent déjà chaque semaine.
Je vous offre un programme de 7 jours pour préparer votre rentrée sur LinkedIn.
Ça fait des semaines que je bosse dessus, voici ce qui vous attend :
1. Affiner votre positionnement business et optimiser votre profil LinkedIn.
3. Créer votre stratégie éditoriale sur 3 piliers thématiques et recevoir 3 idées de posts par thèmes.
3. Générer la rédaction de 2 posts LinkedIn canons basés sur votre vécu.
Ce programme est intégré à la toute dernière expérience que j’ai créée dans Alchie.
Alors pour en profiter, il vous suffit de créer votre compte gratuitement et de choisir le plan Argent. Hâte d’avoir ton retour :
PS : il faudra mettre votre CB mais vous pourrez vous désabonner en 1 clic dans les 7 jours. Et puis si vous oubliez, il suffit de m’envoyer un email, je vous rembourse direct :).
Intro
Il y a 2 semaines, Alchie prend 1 000 € de MRR en quelques jours.
Je suis sur orbite.
La semaine qui suit, Alchie perd 10 abonnés payant.
Je suis down.
Avec une petite voix qui vient s’installer : “Et si ton produit ne valait rien ?”
Et puis un matin, je reçois cet email :
“Je suis accro à Alchie, c’est incroyable.”
L’après-midi, un autre : “J’ai trouvé le rendu du post trop impersonnel”
Deux emails : Deux Pierre.
Le premier plane.
Le deuxième commence à douter : du produit, de la stratégie, de lui-même.
Depuis que j’ai lancé Alchie, tout va tellement vite que j’ai l’impression de vivre dans cet ascenseur émotionnel que beaucoup d’entrepreneurs connaissent.
Alors je me suis posé cette question :
Pourquoi un simple email a-t-il autant de pouvoir sur moi ?
J’ai creusé le sujet et il se trouve que la psychologie étudie ça depuis 30 ans.
Voici ce que j’ai découvert :
Ce qui se passe vraiment dans notre tête.
La preuve qu’on est tous dans le même bateau.
Les 4 actions pour y remédier.
Si ça vous intéresse d’aller plus loin, vous pouvez :
Découvrir mes 3 activités (et suivre mon CA en direct).
Me suivre sur LinkedIn.
Allez, c’est parti :
1 - Ce qui se passe vraiment dans notre tête.
Ce mécanisme a un nom : l’estime de soi contingente.
La psychologue Jennifer Crocker l’étudie depuis des années.
Sa découverte : plus notre estime de nous dépend d’un domaine précis, plus elle explose les bons jours et plus elle s’effondre les mauvais.
Dans une de ses études, elle a suivi des étudiants en fin de licence qui candidataient en master. Chez ceux dont l’estime reposait sur leur réussite académique, l’estime de soi grimpait en flèche les jours d’admission et chutait d’autant les jours de refus.
En gros, on a branché notre valeur sur un compteur.
Et quand compteur bouge, notre valeur bouge.
Les indépendants en sont le cas extrême :
Il n’y a pas de séparation entre la boîte et soi : Alchie, c’est moi. Ma newsletter, c’est moi…
On reçoit un feedback permanent et chiffré : MRR, likes, taux d’ouverture, réponses clients.
Il n’y a personne pour amortir : ni collègue, ni manager.
Alors chaque notification devient un référendum sur notre valeur.
2 - La preuve qu’on est tous dans le même bateau.
En faisant quelques recherches, je suis tombé sur 3 faits marquant :
Les entrepreneurs sont deux fois plus touchés par la dépression.
Dans l’étude de Michael Freeman menée sur 242 entrepreneurs, 30% rapportaient un épisode dépressif, contre deux fois moins dans le groupe de comparaison. Quand notre identité est fusionnée avec un truc aussi instable qu’un business, notre santé mentale peut en suivre les courbes.Les fondateurs dépriment aussi après un exit réussi.
En 2014, Markus Persson vend Minecraft à Microsoft pour 2,5 milliards de dollars. Un an plus tard, il tweete depuis Ibiza : « Je peux faire tout ce que je veux, et je ne me suis jamais senti aussi isolé. » Puis : « Le problème quand tu obtiens tout, c’est que tu n’as plus de raisons d’essayer. » Si la réussite pouvait nous protéger, cet homme serait l’un des plus heureux du monde. La vraie cause est ailleurs : quand la boîte part, l’identité part avec.Les athlètes de haut niveau vivent la même chose.
Michael Phelps, avec 23 médailles d’or, a raconté tomber en dépression après chaque édition des Jeux Olympiques. Les chercheurs parlent d’« identity foreclosure » : une identité tellement dominante qu’aucune autre n’a pu se développer à côté. Quand la compétition s’arrête, tout s’arrête. Ceux qui s’en sortent le mieux son ceux qui avaient construit autre chose en parallèle.
Vous voyez le pattern.
Le vrai coupable est toujours le même : une identité posée sur un seul pilier.
Alors quand le pilier tremble, tout tremble.
3 - Les 4 actions pour y remédier.
Au début, je me disais : “Relativise. Ta valeur ne dépend pas que de ton travail.”
Top merci ! :)
Sauf qu’il y a un petit hic :
On ne décorrèle pas sa valeur de son travail par la pensée. On peut se répéter le mantra tous les matins, au premier email négatif, notre cerveau reprend l’ascenseur.
La recherche est claire là-dessus : le piège se démonte uniquement avec des actes.
Alors voici les 4 actions que j’ai trouvées pour sortir de là :
1. Auditer ses piliers.
L’exercice consiste à terminer 5 fois cette phrase : “Je suis quelqu’un qui...”
Avec l’interdiction d’utiliser un mot lié à son travail !
Par exemple :
Je suis quelqu’un vers qui mes amis viennent quand ça va mal. (les amis)
Je suis quelqu’un qui prend soin de son corps, même les semaines chargées. (la santé)
Je suis quelqu’un qui tient parole, quoi qu’il arrive. (les valeurs)
Je suis quelqu’un qui est présent pour sa famille. (la famille)
Je suis quelqu’un qui garde son calme quand tout le monde panique. (le caractère)
Si on bloque à 2, on sait qu’il y a du taf :).
C’est exactement ce que mesure l’étude « self-complexity » de la chercheuse Patricia Linville : plus tu as de piliers identitaires distincts, plus un coup dur sur l’un est amorti par les autres.
Un entrepreneur qui est aussi papa, ami, surfeur encaisse mieux un échec pro qu’une entrepreneur qui n’est qu’entrepreneur (encore faut-il qu’il ait alloué du temps à ces autres piliers récemment pour contrer le coup).
2. Avoir des territoires sans metrics.
L’idée est de choisir une activité où rien n’est mesurable, ni monétisable, ni publiable.
Attention : un side project ne compte pas, un truc que l’on documentera sur LinkedIn non plus. Il faut un territoire où aucun compteur n’existe.
Pour moi, c’est le surf à Biarritz ou une séance de natation par exemple.
Je passe du temps dans l’eau sans chercher la moindre performance.
C’est un endroit où mon cerveau arrête de compter et où il récupère aussi de la clarté.
Et c’est précisément pour ça que ça répare.
3. Séparer le fait du verdict.
“Le post a flopé” : c’est un fait.
“Je suis nul” : c’est un verdict.
Et notre cerveau saute du premier au deuxième en une milliseconde.
Alors le travail est de rallonger ce saut.
La règle à adopter :
Attendre 24 heures avant toute conclusion sur moi-même.
Spoiler : le lendemain, il n’y a plus de verdict. Juste un problème à résoudre.
4. Se juger sur les inputs, pas les outcomes.
On ne contrôle pas l’algorithme, ni le marché.
On contrôle une seule chose : le travail fourni.
Alors jugeons-nous là-dessus :
”Est-ce que j’ai fait le travail cette semaine ?”
Si oui, la semaine est bonne. Même si le compteur dit le contraire :).
Réflexion
Je ne suis pas guéri.
Mais j’avance dans la bonne direction.
Ça m’a fait un bien fou de creuser ce sujet et de mettre en pratique ces 4 actions pour muscler ma capacité à encaisser les coups.
Sur ce, je vous laisse avec ces douces paroles de Thomas Hanks qui font toujours autant de bien :
Et si vous voulez préparer votre rentrée sur LinkedIn, prenez le plan Argent d’Alchie gratuitement pendant 7 jours. Vous allez adorer.
Sur ce, je vous donne rendez-vous dans 2 semaines pour la prochaine édition.
En attendant, vous pouvez :
Lire les éditions précédentes ici (vous risquez d’adorer).
Écouter mon podcast dans lequel j’approfondis mes réflexions.
Pierre



ça me fait penser lorsqu'après 2 mois de mission en entreprise, les équipes étaient au fond du trou. Suis-le le problème ?
J'ai alors comparé les résultats des rétrospectives du jour à celles d'il y a 2 mois et j'ai relativisé sur le chemin parcouru.
Tant que je vois une pente ascendante, je suis dans la bonne direction (même si je dois me rappeler ce message encore tous les jours).
Des mots très justes, bravo et merci ;)